Le projet
Sita Nord
souhaite poursuivre l'activité de son centre de stockage de Curgies (12ha), qui
arrive à saturation et dont l'arrêté préfectoral fixait la fin d'exploitation à
2009. Le projet du groupe prévoit d'agrandir le site de 14ha par tranches de
2.500m² le long de la D649 (ex RN49). L'actuel casier de stockage sera réaménagé
(revégétalisation).

En jaune, le projet de création d'un nouveau
site. En rouge, les captages de Préseau (1) et Jenlain (2).
En bleu, le
château d'eau de Jenlain (3).
Le tonnage
requis pour ce nouveau projet est de 90.000 T/an (correspondant aux
prévisions des besoins sur le territoire, selon SITA).
Le tonnage
constaté ces dernières années a été de moins de 30.000 T/an (dossier d'enquête
publique).
Pourquoi une telle différence de tonnage ?!? D'où va venir le
surplus ?
Après l'avis du commissaire enquêteur, et celui émis par la
communauté d'agglo de Valenciennes, SITA réduit sa demande à 70.000 T/an et la
limite aux seuls déchêts industriels banals (DIB).
Si la création est
autorisée, nous subirons 25 années d'exploitation supplémentaires ! sans
parler des risques.
... Comme le stipule la loi du 14
juillet 1992 sur les déchets, le stockage aurait dû être réservé au
seul "déchet ultime" autrement dit le déchet qui " n'est plus susceptible
d'être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment
par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant
ou dangereux ". Cette loi n'a jamais été respectée car adaptable (donc
adaptée) à merci pour chaque situation locale, notamment au plan départemental.
Encore une fois, la loi est subordonnée à des considérations économiques à
court-terme, et la plupart des décharges continuent de recevoir des déchets de
toutes sortes.
...
Tel que proposé aujourd'hui, l'enfouissement des
déchets de nos poubelles constitue une véritable nuisance et une bombe à
retardement, faisant peser des risques sanitaires et environnementaux, par
la pollution de l'air, du sol et des ressources en eau. La
décharge ne devrait être que l'exutoire en fin de traitement de la partie
réellement résiduelle de nos déchets, qui concerne aujourd'hui moins de 20% de
notre poubelle.